CÉSAR
- La guerre civile
Œuvres
complètes
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Tomes
1
2
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Caïus
Julius Caesar (101 - 44 av. J.C.) |
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| TEXTE INTÉGRAL TOME II. 276 pages. 37 euros |
ISBN : 2 - 913944 – 19 – 1 Éditions PALEO |
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EXTRAITS IV. On résiste à tous ces avis ; on leur oppose le discours du consul, de Scipion, de Caton. D’anciennes inimitiés et la honte d’un refus animent Caton contre César. Lentulus, accablé de dettes, espère une armée, des provinces, les largesses des rois avides de notre alliance, et se vante, parmi ses amis, d’être un autre Sylla, un maître futur de l’empire. Scipion se flatte du même espoir : uni à Pompée par les liens du sang, il pense partager avec lui le commandement des armées ; d’autres motifs l’animent encore, la crainte d’un jugement, l’intérêt de sa vanité, la faveur des hommes les plus puissants dans la république et dans les tribunaux. Enfin, Pompée, excité par les ennemis de César, et ne voulant point d’égal, s’était entièrement séparé de lui, et s’unissait à leurs ennemis communs, dont la plupart n’avaient été attirés à César que par son alliance avec Pompée. Son injustice même, la honte d’avoir fat servir à son pouvoir et à sa domination les deux légions destinées pour l’Asie et la Syrie, tout lui faisait désirer la guerre. V. Par ces motifs, on se décide en tumulte et à la hâte : on ne laisse le temps ni aux parents de César de l’avertir, ni aux tribuns du peuple de détourner le péril qui les menace, ou de faire valoir leur dernier privilège, le droit d’opposition, que L. Sylla même avait respecté. Dès le septième jour, ils sont forcés de songer à leur sûreté, et jusqu’alors les tribuns les plus furieux n’avaient pas été inquiétés, avant le huitième mois, sur le compte qu’ils avaient à rendre de leur conduite. On rend ce terrible sénatus-consulte, le plus sévère dont s’armât la rigueur des lois, et qui jamais n’était porté que dans les grands désastres et les extrêmes périls : "Que les consuls, les préteurs, les tribuns du peuple, les consulaires qui sont près de Rome, veillent à ce que la chose publique ne reçoive aucun dommage." Ce décret fut rendu le 7 des ides de janvier. Ainsi, des cinq premiers jours du Consulat de Lentulus où le sénat put s’assembler, deux furent employés à la tenue des comices, et le reste à sévir, par des décrets, contre l’autorité de César et l’auguste majesté des tribuns. Les tribuns du peuple s’enfuient aussitôt de la ville, et se rendent près de César. Tranquille à Ravenne, il attendait une réponse à ses offres modérées : il espérait que l’équité des hommes permettrait le maintien de la paix. |
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