MÉMOIRES




Le cardinal de Richelieu

                      ARMAND JEAN DU PLESSIS
                              cardinal, duc de Richelieu


    
Originaire du Poitou, il est né à Paris en 1585. D'abord destiné à la carrière des armes, il est il est ordonné prêtre et sacré évêque de Luçon en 1607. En 1614, il est député aux États généraux. Son ambition est à la mesure de son intelligence ; il sait se faire remarquer par le maréchal d'Ancre. Un an plus tard, il aumônier de Marie de Médicis, alors régente, puis secrétaire d'État à la guerre et à l'intérieur (1616). C'est le début d'une carrière politique fulgurante, qui en fera le principal ministre de Louis XIII. Il meurt, toujours en charge des affaires, le 4 décembre 1642.
     Richelieu créa l'Académie française en 1635. Il écrivit plusieurs pièces de théâtre (Mirame, La grande pastorale), des traités de théologie et surtout des Mémoires.

Maximes de Richelieu (extraites des Mémoires et du Testament politique
- La politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire
- Faire une loi et ne pas la faire exécuter, c'est autoriser la chose que l'on veut défendre
- Il faut dormir comme un lion, sans fermer les yeux
- Perdre bientôt la mémoire d'un bienfait est le vice des Français
- Les dépenses les plus nécessaires pour la subsistance de l'Etat étant assurées, le moins qu'on peut prélever sur le peuple est le meilleur
- Il faut écouter beaucoup et parler peu pour bien agir au gouvernement d'un Etat
- Si Dieu défendait de boire, aurait-il fait le vin si bon ?
- Quand une fois j'ai pris ma résolution, je vais droit au but et renverse  tout de ma robe rouge

      
    Tome 1 La régence de Marie de Médicis (1600-1615)
    
 ISBN 2 913944 15 9 - 256 pages, 41 euros
Ne sachant pas comme il plairait à Dieu de disposer de lui, il se résolut de laisser la régence à la reine, pour assurer son État et sa couronne à ses enfants. Il entretint plusieurs fois la princesse de ce dessein, et entre plusieurs choses générales qu'il faut observer pour régner heureusement, dont il lui parlait souvent à diverses reprises, il lui donna quelques préceptes particuliers nécessaires au gouvernement de cet État. Le premier fut d'être fort retenue et réservée au changement des ministres, lui disant que, comme on ne doit les appeler au maniement des affaires qu'avec grande connaissance de leurs mérites, aussi ne faut-il les en éloigner qu'après être certainement informé de leurs mauvais déportements.

    
Tome  2  Le destin tragique du maréchal d'Ancre (1616-1618)
       ISBN 2 913944 24 8 - 218 pages, 41 euros

Les affaires étant en cet état, le parti des princes étant si bas de tous côtés qu'il n'avait plus moyen de subsister, elles changèrent toutes en un instant par la mort du maréchal d'Ancre, qui fut tué par le commandement du roi le 24e d'avril. Il y a longtemps que ledit maréchal lui-même ourdissait sa ruine et se faisait plus de mal que ses ennemis ... Il était si vain que, ne se contentant pas de la faveur et du pouvoir de faire ses affaires, il affectait d'être maître de l'esprit de la reine et son principal conseiller en toutes ses actions, dont le roi Henri le Grand conçut quelque mauvaise volonté contre lui et eut dessein de le renvoyer en Italie. Mais ce fut bien pis après sa mort ; car, comme l'autorité de la reine augmenta, son insolence crut à même mesure, et il voulut que tout le monde eut opinion que le gouvernement universel du royaume dépendait de sa volonté.

    
Tome 3 L'ascension du duc de Luynes (1619-1621)
      ISBN 2 913944 51 5 -  214 pages, 41 euros

    
Tome 4 Au conseil du Roy (1622-1624)
      ISBN 2 913944 52 3 - 206 pages, 41 euros
 
    
Tome 5 Conspiration de Monsieur, frère du roi (1625-1626)
      ISBN 2 913944 74 4 - 324 pages, 41 euros

    Tome 6 Les assauts du du duc de Buckingham (1627)
      ISBN 2 913944 88 4 - 222 pages, 41 euros

    
Tome 7 Le siège de La Rochelle (1628)
      ISBN 2 84909 021 2 - 228 pages, 41 euros
Dès le commencement de l'année, les Rochelais dépêchèrent vers le roi de la Grande-Bretagne, le suppliant de les prendre sous sa protection et les assister jusqu'à ce qu'ils pussent être délivrés de l'oppression qu'ils disaient souffrir, remis en la bonne grâce du roi, et jouir d'une bonne paix. Les Anglais, qui avaient expérimenté en Ré la faiblesse de leurs armes et de leur prudence à l'encontre du roi, ne perdirent pas pour cela leur espérance ou plutôt leur présomption, mais les reçurent et firent un traité avec eux, par lequel le roi de la Grande-Bretagne promettait de les secourir par mer et par terre à ses dépens, jusqu'à ce que les forts de Ré et ceux d'alentour de La Rochelle fussent rasés et qu'ils eussent une bonne paix.

    
Tome 8 La succession du duché de Mantoue (1629)
      ISBN 2 84909 035 2 - 246 pages, 41 euros


    
Tome  9 La paix d'Alès (1629)
      ISBN 2 84909 036 0 - 338 pages, 35 euros
Le courage du roi, suivi des avis de son Conseil, le portèrent d'aller en personne mettre à la raison ceux qui voulaient partager son autorité avec lui et les attaquer chaudement de vive force, faisant ce jugement que les premiers se défendraient bien et qu'ensuite peut-être, deux ou trois villes étant prises par force, les autres, appréhendant la rigueur de ses armes, se rangeraient à leur devoir. On attaque Privas et ensuite la ville d'Alais ; étant toutes deux prises, la paix se fit avec M. de Rohan ... Or, d'autant que M. de Rohan n'était pas maître de toutes les ville huguenotes du royaume, il ne put faire autre chose que laisser la liberté à celles qui voudraient rentrer dans son traité de le faire. Il était incertain si Uzès, Nîmes, Millau, Castres, Montauban et tout le reste des villes huguenotes voudraient jouir du bénéfice de la paix, ou non. Il fut question de savoir si le roi irait en personne pour faire rendre ou attaquer toutes ces places ou non. Il y avait à considérer le grand temps que pouvait requérir cet ouvrage, la peste qui commençait à être très grande en tous ces quartiers-là, et le désir que le roi avait de s'en retourner à Paris.

    
Tome 10 La diplomatie du duc de Savoie (janvier - juillet 1630)
      ISBN 2 84909 185 5 - 362 pages, 41 euros
 

    
Tome 11 La journée des Dupes (août 1630 - mai 1631)
      ISBN 2 84909 202 9 - 338 pages, 38 euros


    
Tome 12 Gustave Adolphe, roi de Suède (1632)
      ISBN 2 84909 226 6 - 234 pages, 30 euros

   
Tome 13 La justice du roi (1633)
      ISBN 2 84909 227 4 - 224 pages, 30 euros

Afin d'éteindre entièrement ce qui pourrait rester de feu caché de la rébellion qui avait été allumée dans ce royaume, Sa Majesté, qui avait, à la fin de l'année précédente, envoyé des maîtres des requêtes par les provinces pour châtier les plus rebelles et faire raser les places fortes dont les seigneurs abusaient pour opprimer les peuples au mépris de la justice, jugea nécessaire de leur faire commandement d'exécuter rigoureusement leur commission, afin que, faisant punir ceux qui seraient indignes de pardon, l'autorité  de Sa Majesté fût rétablie, et les esprits retenus en leur devoir à l'avenir. Machault, qui avait été envoyé en la province de Languedoc, fit exécuter à mort quelques-uns des plus rebelles dans le Gévaudan et les Cévennes, et fit raser plusieurs châteaux où quelques gentilshommes tenaient fort contre la justice.

   
Tome 14 La confiscation du duché de Lorraine (1634)
     ISBN 2 84909 232 0 - 188 pages, 30 euros


    
Tome 15 La déclaration de guerre à l'Espagne (1635)
      ISBN 2 84909 233 9 - 274 pages, 33 euros

    
Tome 16 L'année de Corbie (1636)
      ISBN 2 84909 241 X - 278 pages, 34 euros


    
Tome 17 La correspondance de la reine (1637)
      ISBN 2 84909 242 8 - 374 pages, 40 euros

Le lendemain, le cardinal alla trouver la reine. D'abord, elle lui dit qu'il était vrai qu'elle avait écrit en Flandre à M. le cardinal Infant, mais que ce n'était que de choses indifférentes, pour savoir l'état de sa santé, et autres choses de pareille nature. Le cardinal lui disant qu'à son avis, il y avait plus, et que, si elle voulait se servir de lui, il l'assurait que, pourvu qu'elle lui dit tout, le roi oublierait tout ce qui s'était passé, mais qu'il la suppliait de ne l'employer point si elle voulait user de dissimulation ... Alors elle confessa au cardinal qu'elle avait écrit plusieurs fois au cardinal Infant, au marquis de Mirabel et à !Gerbier en Flandre, et avait reçu souvent de leurs lettres contre ce qu'elle avait promis au Roi.

    
Tome 18 La naissance de Louis XIV (1638)
      ISBN 2 84909 253 3 - 266 pages, 35 euros
 Bien qu'on eut depuis plusieurs mois toutes les apparences que les médecins pouvaient désirer de la grossesse de la reine, on ne s'en pouvait clairement assurer, tant à cause qu'on le désirait trop ardemment que parce que depuis vingt-deux ans les voeux de tout le royaume ne l'avait pu obtenir de Dieu. La Reine sentit les premières douleurs de l'accouchement sur les onze heures du soir ; mais elle n'accoucha que le lendemain sur les onze hures du matin, ayant été délivrée avec peu de douleur. Le Roi envoya incontinent donner avis par toutes ses provinces, et les exhorta de rendre grâces à Dieu, chanter le Te Deum, faire tirer le canon et rendre tous les témoignages de réjouissance qu'il leur serait possible, conviant un chacun à prier la divine bonté de conserver longuement et faire prospérer cette créature qu'elle avait mis au monde, lui inspirer et lui donner les moyens de l'élever et l'instruire en sa crainte et pour sa gloire.

 

 

 

 

 

  Accueil / Home page                    Retour / Back               COMMANDER/ORDER

© Editions L'Instant Durable
P.O. box 234 - 63007 Clermont-Ferrand cedex 1 - France
Fax 00 33 (0)4 73 91 13 87 - Email : art@instantdurable.com

Création et mise en forme de ce site :
L'Instant Durable et Laurent de Bussac