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EXTRAITS
Chapitre 1. TAO KI
Si
on ne pratique pas les rites et la justice,
si on n'exerce pas la discipline, alors les descendants dépériront.
Ainsi le dernier saint, K'oung Tseu, a fixé les cinq classiques
comprenant les six arts. Suivant la volonté du ciel et la voie de la
terre, il observa toutes choses à fond et en détail, remontant à la
source des sentiments humains. Ce fut la base de son éthique pour organiser
les relations humaines ; elle prenait pour modèle le ciel et la terre.
Pour prévenir la décadence et l'anarchie, il composa des écrits, afin
de transmettre cet enseignement aux générations futures, et jusqu'aux
oiseaux et aux animaux. Les humains et le ciel coopèrent, parce que les
méthodes de la voie étaient préparées. Les savants pénétraient à
fond leur pensée, les artisans exploitaient toutes les ressources de leur
art. Ils établirent l'harmonie dans la société grâce aux sons des
instruments de musique : les tubes, les cordes, les soie, les bambou ; ils
instituèrent les cloches et les tambours, les chants et la danse, pour
modérer la prodigalité. Ils corrigèrent les mœurs pour conduire les
gens à une conduite civilisée.
Chapitre
3. FOU TCHENG
Si
le prince gouverne un grand pays par la force et s'il accepte les conseils
de la calomnie, ce sera la ruine de l'État. C'est là ce que dit le Cheu
: "le calomniateur ne connaît point de bornes. Il trouble tous les
États". Les ministres pervers se réunissent autour du prince pour
le condamner, ils mettent ainsi l'État en danger et font périr le
peuple. Là est l'explication.
Chapitre
5. PIEN HOUE
Un
homme vertueux pratique la voie juste, et même humilié il ne recule pas.
Son action ne suit pas le courant, sa parole n'est pas opportuniste.
Ainsi, bien qu'il ne soit pas distingué par l'État, son nom sera loué ;
bien que ses paroles ne soient pas pratiquées par l'État, l'action de
ses paroles sera imitée par autrui.
Chapitre
6. SIEN WEI
Perfectionner
sa conduite, rejeter le mal et se tourner vers le bien : ne pas être
cupide, ne pas ambitionner le profit. Si on fait du profit, du moins ne
prendre que selon son travail. Tout cela est très facile à comprendre et
facile à pratiquer. Il n'y a là aucune difficulté.
Chapitre
7. Tche tche
Le
souverain le sait, il lui faut donc demander l'aide du saint et du sage.
Mais le saint et le sage se cachent dans les fermes, et ne servent pas au
gouvernement. Cela, les hauts fonctionnaires ne le comprennent pas. Ainsi
le souverain accepte des conseils erronés. Le souverains accepte des
conseils erronés quand le sage loyal est exclu du gouvernement. Le sage
loyal est exclu du gouvernement quand le sujet corrompu y occupe des
fonctions. Quand le sujet corrompu est au gouvernement, le peuple n'est
pas loyal envers le souverain. Alors le souverain ne comprend pas les
peuples. Et quand le souverain ne comprend pas les peuples, le
gouvernement tombe.
Chapitre
8. TCHE TO
Le
roi récompense le bien et châtie le mal pour donner une élégante
tournure à la société. Il faut construire des écoles pour instruire le
peuple. Car le sage et l'ignorant ont des valeurs différentes ;
l'honnête et le malhonnête ne sont pas de la même classe ; l'aîné et
le cadet doivent une politesse différente. Faire la différence entre le
haut et le bas, c'est faire en sorte que le fort et le faible s'aident
réciproquement, le grand et le petit s'aiment réciproquement.
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